"J’ai été comme forcé": jugé pour trafic de cocaïne, un père de famille condamné à de la prison ferme

Père de famille emprisonné: un cas troublant de trafic de cocaïne dévoilé !

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Il s’exprime abondamment, se contredisant par moments, et termine souvent ses phrases par « malheureusement ». Le jeune homme jugé ce jeudi 9 avril devant le tribunal correctionnel de Cahors est loin d’être silencieux, mais ses propos ne clarifient pas toujours la situation.

Six doses de cocaïne

Le 31 mars 2025, lors d’une surveillance de point de vente de drogue à Cahors (Lot), il a été intercepté par la police avec six doses de cocaïne pesant au total 4,2 grammes et une somme d’argent liquide. Il admet rapidement avoir vendu cette drogue depuis trois jours et consommer du cannabis. Devant le tribunal, il affirme avoir été « quasi contraint » à vendre. « Lors de votre audition, vous avez mentionné un besoin d’argent pour aider votre grand-mère », rappelle la magistrate. « C’était un peu des deux », concède-t-il.

Père d’un enfant de sept mois

La grand-mère a été un soutien durant son enfance difficile. Les juges désirent approfondir son parcours : « Vous avez mentionné avoir travaillé ». « Un emploi légal ? », interroge-t-il. Il mentionne avoir réalisé diverses missions d’intérim et déclare qu’il entreprend des démarches pour trouver un emploi stable. À 24 ans, cet homme a déjà été condamné trois fois, notamment pour des affaires de stupéfiants, et a manqué à plusieurs reprises de respecter les mesures de suivi, accumulant des dettes de contraventions. « J’ai tendance à fuir mes responsabilités », admet-il avant de préciser qu’il a changé depuis sept mois : il est devenu père.

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« Il a bénéficié de nombreuses opportunités »

Cependant, la procureure est préoccupée par le risque qu’il se remette à trafiquer « pour régler ses factures ». « Il a bénéficié de nombreuses opportunités », souligne-t-elle, requérant une peine de quinze mois de prison dont neuf assortis d’un sursis probatoire de trois ans, avec obligation de travailler, de suivre un traitement et interdiction de séjour à Cahors pendant trois ans. « Je pense que la prison va me ralentir », plaide-t-il.

Le tribunal le condamne à quinze mois de prison ferme, lui interdit de paraître à Cahors pendant trois ans et les scellés sont confisqués.

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