Injections controversées : une esthéticienne condamnée pour actes réservés aux médecins, malgré sa défense sur des "soins avancés"

Scandale en esthétique : Condamnation d’une professionnelle pour injections illégales

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Deux réclamations ont été soumises au Conseil de l’Ordre des médecins, menant à deux notifications au procureur de la République. La première, survenue en décembre 2022, signalait des injections d’acide hyaluronique ayant provoqué des brûlures. La seconde, en 2023, était une alerte à l’Agence régionale de santé (ARS) concernant des conditions d’hygiène déplorables dans un salon de beauté et l’utilisation d’un produit nommé Revolax, dont l’étiquette n’avait pas été fournie à la cliente.

Malgré les accusations, l’esthéticienne affirme qu’elle n’a jamais effectué d’injections : « Je proposais des soins avancés, mais pas d’injections ». Elle explique également : « Il m’arrivait d’employer des termes médicaux pour promouvoir mes services. » Interrogée sur les seringues découvertes lors de la perquisition, elle rétorque : « Elles sont utilisées pour mesurer précisément les produits », restant ferme dans ses réponses.

Injections ? « Absolument pas… »

L’enquête révèle de nombreux commentaires sur Google mentionnant des injections et le témoignage d’une ex-cliente parlant clairement de piqûres. « Je ne reconnais pas cette femme, elle n’a jamais été ma cliente. Au contraire, je redirigeais toujours ceux qui demandaient des injections vers des médecins qualifiés. »

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Le ministère public est convaincu de sa culpabilité : « Elle est jugée ici parce qu’elle a réalisé des pratiques qui sont exclusivement réservées aux médecins », insiste la procureure. Elle souligne aussi une carte de visite trouvée avec le mot « injections » suivi d’une image de seringue et rappelle les témoignages accumulés. Elle demande une peine de 18 mois de prison avec sursis, une amende de 10 000 euros, l’interdiction de diriger une entreprise pendant 10 ans et d’exercer dans le domaine de l’esthétique pendant 5 ans, avec mise en œuvre immédiate.

En défense, Me Alexandre Parra-Bruguière critique la précipitation dans la construction du dossier : « il n’y a eu aucune expertise médicale » et « la cliente qui a alerté l’ARS n’a pas été interrogée ». Il pointe également des faiblesses dans les accusations : « Un témoin a fourni une description qui ne correspond pas à ma cliente ». Concernant la carte de visite, l’avocat affirme qu’elle n’appartient pas à sa cliente et demande son acquittement.

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La décision du tribunal est tombée. L’esthéticienne est condamnée à 18 mois de prison avec sursis, une interdiction d’exercice de 2 ans et une amende de 5 000 euros, avec application immédiate.

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