"Il a essayé de me planter son couteau dans le ventre" : une femme sauvée par l’épaisseur de son pull lors d’une agression

Une tentative d’agression au couteau déjouée: le pull épais d’une femme lui sauve la vie!

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La police a été appelée sur la rue de la République à Saint-Gaudens un mardi dernier (23 décembre) pour une affaire de violence. Sur place, les officiers ont trouvé une jeune femme terrifiée, Manon, qui s’était réfugiée chez une amie avec sa fille de cinq ans avant d’être transportée à l’hôpital par les secours.

Wilfried, quant à lui, avait quitté les lieux pour se rendre dans un café voisin en attendant un ami. Il a été arrêté, placé en garde à vue et ensuite emprisonné à Seysses. Les policiers ont découvert sur lui un petit couteau cassé utilisé comme porte-clés et 150 euros qu’il avait dérobés à son ex-compagne, ainsi que des taches de sang sur ses vêtements.

« Il me fixait en serrant les dents »

« Il aurait pu me tuer, ainsi que mes parents et ma fille », a déclaré la victime en pleurs devant le tribunal. « Il prétend que c’était un accident, mais il me fixait avec intensité en serrant les dents lorsqu’il a tenté de me poignarder. Mon épais pull-over m’a sauvé la vie en résistant à la lame. Il a même tenté de me jeter par la fenêtre ! Il y avait des coups, du gaz lacrymogène qui brûlait les blessures, et il a même essayé de me faire manger des excréments de chien… Non, je ne lui ai jamais demandé de rester. Bien au contraire. »

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Wilfried, un Tunisien de 23 ans résidant à Toulouse, se défendait en prétendant qu’il souhaitait partir, mais que « c’était elle qui l’en empêchait ». Concernant la violence, il admet l’avoir « un peu poussée à plusieurs reprises ». Oui, il lui a « donné une gifle », mais c’est elle « qui est tombée par terre ». À la barre, il a renoncé à l’idée qu’une autre personne aurait pu « entrer dans l’appartement », mais il continue de minimiser son rôle. Même pour les traces de sang sur ses vêtements : initialement attribuées au chien, elles sont finalement expliquées par un « saignement de nez ».

« Même les animaux ne font pas ça »

La présidente du tribunal a noté une « reconnaissance très, très partielle des faits » et une version « incompatible avec les blessures constatées sur la victime, y compris sept ou huit ecchymoses, des marques de strangulation et une entaille de 8 cm sur la jambe ».

Cette version est également incompatible avec les témoignages des voisins qui ont entendu des cris et les mots de la petite fille – « Il a tout détruit dans la maison, il va tuer maman ».

Interrogé par la présidente si ses coups étaient la cause de toutes ces marques, il a fini par lâcher un « oui » timide, avant de dire à Me Dinguirard, l’avocat des victimes, que le coup de couteau était accidentel, il cherchait seulement « à récupérer les clés de l’appartement pour partir ».

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L’avocat des victimes était stupéfait par cette confrontation, exprimant son « dégoût face à ces actes ignobles que même les animaux ne commettent pas », en présence de l’enfant dans l’appartement.

Maintien en prison et interdiction de territoire

Le procureur Christophe Amunzateguy a exprimé et partagé l’indignation de la victime face à cet « individu niant l’humanité. Son seul but est de se protéger, mais ses explications sont toujours évasives ». Il a plaidé – et obtenu – une peine de trois ans de prison ferme sans possibilité d’aménagement, avec maintien en détention, interdiction de contact avec la victime et sa fille, interdiction de paraître dans le département pendant trois ans, et interdiction du territoire français pour cinq ans après sa libération.

La petite fille a été confiée à son père. La mère essaie de se reconstruire. Agression, hôpital, commissariat… Ce n’était certainement pas ce que Manon avait espéré pour Noël.

*Les prénoms ont été modifiés.
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