"À un moment, j’avais son foie dans la main" : contrainte d’opérer son propre chat, la clinique vétérinaire lui réclame de régler la facture

Chirurgie d’urgence pour son chat: Elle doit payer la facture après avoir agi en vétérinaire!

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Un jeudi soir comme tant d’autres, le 19 juin 2025, Kenza rentre chez elle à 19 heures après une journée de travail et trouve son chat, Mu’iz, âgé d’un an, en détresse sous le lit. « Mon fils, en pleurs, m’a dit qu’il avait ouvert la fenêtre pendant qu’il faisait ses devoirs et qu’il a entendu un bruit fort par la suite », explique-t-elle. Le petit chat avait fait une chute du troisième étage.

Immédiatement, Kenza prend son chat souffrant, le place dans un panier à linge recouvert d’une serviette, et se précipite vers la clinique vétérinaire la plus proche, située à 4 km. Cependant, l’accueil y est très froid. « La directrice a exigé le paiement des frais à l’avance avant de s’occuper de lui, malgré l’urgence de la situation », déclare Kenza, indignée. Le coût initial était de 900 euros, mais elle réussit à négocier pour payer 250 euros immédiatement, en s’engageant à apporter le reste plus tard. La directrice accepte finalement, justifiant cette exigence par « plus de 20 000 euros de dettes non payées ».

« À un certain point, j’avais son foie dans mes mains »

Lorsque Kenza retourne à la clinique une heure plus tard avec le reste de l’argent, le vétérinaire l’informe que l’opération s’est bien passée. « Elle m’a dit qu’il avait eu beaucoup de chance. Sa rate était éclatée, il avait perdu presque la moitié de son sang ». Le lendemain, elle revient vers 18h30 pour des nouvelles. À sa grande surprise, on lui demande de reprendre son chat moins de 24 heures après l’opération. « Il n’avait pas seulement une patte cassée, il avait des sutures partout. Il avait besoin de rester sous surveillance. Je n’allais pas chipoter pour 25 euros de plus. »

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Le retour à la maison se transforme en catastrophe. Mu’iz, agité, essaie de retirer ses pansements, saute sur le lit de Kenza, puis s’effondre dans une flaque de sang. « Ce n’était pas juste une suture qui avait lâché. Il saignait abondamment. » Elle contacte immédiatement la clinique, qui lui demande de revenir.

« Il fallait être deux pour opérer »

Une fois sur place, le vétérinaire de garde conclut qu’une autre opération est nécessaire, mais elle est seule. « Elle m’a demandé si je pouvais l’aider à opérer, car nous devions être deux », se rappelle Kenza. Abasourdie mais sans autre alternative, elle accepte. « Je me suis lavée les mains comme dans les films, j’ai enfilé des gants. L’opération a commencé… Et là, tout devient surréaliste. Elle se trompe en mettant le cathéter, me demande combien d’anesthésiants il avait reçu la veille… Je n’en avais aucune idée. À un moment, j’avais son foie dans les mains. Il était évident qu’elle ne savait pas ce qu’elle faisait. »

Dépassée, la vétérinaire appelle en larmes la directrice de la clinique, qui vit à 30 minutes de là. Pendant ce temps, le chat continue de perdre son sang. « Elle a même osé me demander si on devait le recoudre. »

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Une facture, malgré tout

Le lendemain matin, après une nuit qui ressemblait à un carnage, Kenza retourne à la clinique, le cœur lourd. « On m’annonce que Mu’iz est mort. Je m’y attendais. » Mais la douleur ne s’arrête pas là. Lorsqu’elle demande à récupérer le corps de son chat, on lui dit qu’elle doit payer la facture de l’opération. « J’ai refusé. Ils ont fini par me dire que je ne devais payer que pour le matériel utilisé. »

Pour Kenza, cette issue tragique est tout simplement « inadmissible ». Elle prévoit de porter plainte contre la clinique pour faire reconnaître ce qu’elle considère comme une négligence professionnelle grave et pour le préjudice moral subi. « Ce qu’ils m’ont fait endurer est incroyable. Ils m’ont forcée à devenir chirurgienne en herbe, avec mon propre chat sur la table d’opération, alors que je n’ai aucune compétence médicale. »

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