Le jeudi 13 novembre 2025, Roman*, un ancien chauffeur routier de 38 ans actuellement sans emploi, était de nouveau devant le tribunal de Foix. Il était jugé pour avoir conduit en état d’ivresse et sous l’effet de stupéfiants en octobre 2024 à Daumazan-sur-Arize.
Lors de cette soirée, il célébrait l’anniversaire d’un ami. L’atmosphère était festive et les boissons circulaient librement. Roman a consommé environ un litre et demi de bière avant de décider de retourner à son camping, situé non loin. Sur le chemin, il est arrêté pour un contrôle par la gendarmerie près de Daumazan-sur-Arize, où son comportement erratique et son élocution difficile ne passent pas inaperçus. Les tests d’alcoolémie et de dépistage de drogues révèlent un taux d’alcool de 0,76 mg par litre de sang et une consommation récente de cocaïne.
Il admet les faits sans détour
« J’ai consommé hier soir avec un ami qui en prend régulièrement. Je voulais essayer, mais cela ne m’a pas plu. Je ne souhaite pas recommencer », explique-t-il au juge, la tête baissée. Il avoue ne pas avoir pensé que les substances seraient encore détectables le lendemain.
« Je pensais que cela disparaîtrait en 24 heures », ajoute-t-il timidement. La juge lève un sourcil. « Quel âge avez-vous ? Vous savez bien que la consommation de stupéfiants est illégale. »
Ce n’est pas la première fois que Roman est confronté à la justice. Il a été condamné en 2015 et 2016 pour des faits similaires. « La justice vous a déjà averti à deux reprises. Pourquoi vous retrouve-t-on ici, dix ans plus tard ? », questionne la juge.
Elle rappelle aussi que l’homme a déjà reçu plusieurs avertissements avant de demander à ce qu’il suive un stage de sensibilisation à la sécurité routière, l’annulation de son permis de conduire, et une interdiction de le repasser pour trois mois. « Il a déjà été condamné deux fois. Il met en jeu sa santé, sa vie, celle des autres et sa carrière. »
« Le condamner, c’est l’empêcher de retravailler »
L’avocat de Roman tente de minimiser les faits. « Il est vrai qu’il y a eu des incidents il y a dix ans, mais rien depuis. Dix ans sans problème, cela compte », plaide-t-il. Il met en avant les conséquences d’une suspension de permis : perte d’emploi, impossibilité de s’inscrire à France Travail, retour forcé chez ses parents. « Le sanctionner davantage aujourd’hui, c’est lui interdire de retrouver un emploi. Un employeur est prêt à lui donner une nouvelle chance. »
« Les routes de l’Ariège sont déjà périlleuses, surtout avec des conducteurs qui prennent le volant sous influence », rappelle la juge. Après délibération, Roman est déclaré coupable. Il doit suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière et son permis est suspendu pour dix mois supplémentaires.
Roman accueille le verdict, tête baissée. Il ne pourra pas reprendre son métier de chauffeur routier avant de longs mois.

Je m’appelle Marie et je suis une rédactrice passionnée faisant partie de l’équipe de Guineetime. Avec mon expertise dans les actualités people, je suis là pour vous faire vivre les dernières rumeurs et potins croustillants.
