Le hameau de Baragné, situé à Montégut-Plantaurel, est le théâtre d’une discorde intense autour d’une vingtaine de chats appartenant à une habitante, Michelle*. Des accusations graves telles que l’empoisonnement, l’enlèvement et la stérilisation sans consentement sont lancées par cette dernière. « Plusieurs de mes chats ont été capturés, et seulement deux m’ont été rendus. Plusieurs autres sont morts, empoisonnés, je le crains », affirme-t-elle.
Selon Michelle, ses voisins, la mairie de Montégut et l’association de protection animale Cosette comploteraient contre elle. « Je tente de protéger les plus jeunes, ils veulent les emmener pour les stériliser. L’un de mes chats a été pris pour être stérilisé et cela s’est mal terminé », s’indigne-t-elle. Elle ajoute qu’un voisin a retenu un de ses chats pendant quinze jours et lui a même facturé sa nourriture.
Outre le conflit sur les chats, Michelle est également préoccupée par une piscine construite illégalement, où des gens se baigneraient nus, provoquant le mécontentement des voisins. Ils ont proposé de construire un mur de 10 mètres pour cacher la vue, ce qui empiéterait sur sa propriété, ce à quoi elle s’oppose fermement.
« Je dérange alors que je suis ici depuis ma naissance »
Michelle est convaincue qu’une conspiration a été ourdie pour la forcer à quitter le village, exacerbée par un conflit familial de longue date avec un voisin. « Je suis née ici, et maintenant on veut me pousser à partir », pleure-t-elle, persuadée également que ses chats sont victimes de trafics pour des expériences en laboratoire.
Une altercation a éclaté quand elle a tenté d’empêcher l’enlèvement d’un de ses chats. « Ils m’ont insultée et craché dessus. L’un d’eux m’a même tordu le bras lorsque j’ai montré que j’avais une bombe lacrymogène », révèle-t-elle. Après cet incident, elle a consulté un médecin et porté plainte.
« Nous tentons de lui faire entendre raison »
Robert Barthe, premier adjoint à la mairie de Montégut, exprime son exaspération face à cette situation prolongée. « La population de chats a explosé ici. Madame avait initialement un chat, qui a eu des chatons non stérilisés. » Il décrit les plaintes des voisins concernant les nuisances occasionnées par les chats.
La mairie a tenté de résoudre le problème par la médiation, sans succès. « Nous avons essayé le dialogue, envoyé des textes de loi sur la divagation des animaux, mais rien n’y fait », admet l’élu.
« Nous sommes bénévoles, nous agissons pour le bien-être animal »
De son côté, l’association Cosette collabore avec la mairie pour aider à stériliser ces chats. « Nous devons gérer une population de chats en partie sauvages, ce qui complique leur capture pour la stérilisation », explique Sabrina Augeard, présidente de l’association. Elle dément les accusations de Michelle concernant une opération ratée, affirmant avoir pris toutes les précautions nécessaires.
Elle souligne également que, bien que la stérilisation ne soit pas obligatoire, elle est vivement recommandée pour éviter les problèmes de santé et de nuisances. « Nous faisons de notre mieux, mais c’est difficile. Nous ne renoncerons pas à améliorer les conditions de vie de ces animaux », conclut-elle.

Je m’appelle Marie et je suis une rédactrice passionnée faisant partie de l’équipe de Guineetime. Avec mon expertise dans les actualités people, je suis là pour vous faire vivre les dernières rumeurs et potins croustillants.
