Homicide à l’arme blanche et au 9 mm : un jeune homme devant les assises à Toulouse pour le meurtre d’un voisin sans histoire

Crime à Toulouse : Jeune homme jugé pour le meurtre brutal d’un voisin paisible

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En ce froid après-midi du 17 novembre 2021, les températures à Toulouse peinent à dépasser les dix degrés. Inquiet de ne pas avoir de nouvelles de son frère âgé de 62 ans depuis plusieurs jours, Joël se rend chez lui, à la résidence Bourbaki située dans le quartier des Minimes. À son arrivée, il trouve l’appartement sur la rue du Général Chanzy sens dessus dessous et son frère Philippe étendu dans une flaque de sang. Les secours et les forces de l’ordre, rapidement sur les lieux, constatent des blessures graves à la tête et à l’abdomen de la victime. Une investigation pour homicide est immédiatement lancée.

Assassiné par arme blanche et par balle

Philippe a subi une attaque brutale. L’examen post-mortem révèle la présence de douze blessures par arme blanche, dont six localisées au thorax, et une plaie par balle tirée à très courte distance à l’arrière de la tête. L’examen des médecins légistes montre que le crâne de la victime contenait 41 billes de plomb ainsi qu’un bourre de plastique, typiques des munitions de calibre 9 mm Flobert. Il semble que l’arme, qui appartenait à Philippe, a été volée le soir du meurtre. Qui pourrait bien être le meurtrier? Selon ses amis, Philippe ne devait rien à personne, n’avait pas d’ennemis et ne logeait aucun invité. Un voisin a cependant mentionné avoir entendu deux bruits sourds successifs durant la nuit du 14 au 15 novembre, évoquant la chute d’un objet lourd.

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Des preuves accablantes liées à la carte bancaire

Au début de l’enquête, un voisin, Abdul Rahman Al Mustafa, un Syrien de 28 ans arrivé à Toulouse en 2017, devient rapidement un suspect. Bien qu’il prétende initialement ne pas connaître Philippe, un homme lui ressemblant fortement est filmé par les caméras de sécurité d’une station-service Total le 14 novembre vers 21h30, utilisant la carte bancaire du défunt. Le même scénario se produit le lendemain au magasin Castorama. Le 20 novembre, suspecté également de violences aggravées envers son épouse, il est arrêté. Lors des fouilles, la police découvre une arme à feu et un couteau de boucher chez lui, orientant l’enquête vers un motif financier. En plus de la carte, il admet également avoir dérobé une montre, une bague, cinq armes, les clés du véhicule de Philippe et divers objets tels qu’un fer à repasser Rowenta, une machine à coudre, ainsi que des accessoires pour aspirateur.

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Un suspect aux multiples récits

Les témoignages d’Abdul Rahman Al Mustafa sont contradictoires. Il admet finalement connaître « un peu » Philippe, puis prétend avoir trouvé la carte et une arme par terre, ignorant à qui elles appartenaient. Concernant les bijoux, il affirme les avoir trouvés « derrière chez lui » en décembre. Son récit se complique encore lorsqu’il accuse quatre individus impliqués dans le trafic de drogues d’être les véritables auteurs du meurtre, sous prétexte qu’ils auraient menacé sa famille. Après avoir accusé un certain Ramzy, il avoue que c’était un mensonge. Dans une dernière volte-face, il invoque l’amnésie avant de se rétracter totalement, clamant n’avoir jamais mis les pieds dans l’appartement. Il est jugé dès lundi par la cour d’assises de Haute-Garonne pour vol avec violence ayant entraîné la mort.

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