Jeudi dernier, l’unité de police spécialisée dans la lutte contre les stupéfiants a conclu plusieurs mois d’enquête. Un convoi suspect en provenance d’Espagne a été arrêté sur l’autoroute A61 près du péage sud de Toulouse. À l’intérieur d’un des véhicules, une quantité considérable de drogue était cachée dans un compartiment secret sophistiqué : 181 kg de résine de cannabis destinée à être distribuée à divers points de vente dans les quartiers de Toulouse.
L’intervention faisait partie d’une enquête lancée à l’automne précédent. Depuis octobre, les forces de l’ordre traquaient un réseau criminel suspecté d’importer de grandes quantités de cannabis depuis la péninsule ibérique. D’après les informations recueillies, ces cargaisons, pesant généralement entre 100 et 200 kg, étaient acheminées par voie routière et entreposées dans un garage du quartier de La Faourette, loué sous un nom d’emprunt, avant d’être redistribuées à travers le Grand Mirail.
Le fonctionnement du convoi était bien rodé. Un véhicule de reconnaissance, appelé « ouvreuse », précédait le convoi pour détecter d’éventuels contrôles policiers. Il était suivi de près par le véhicule « porteuse », chargé du transport de la drogue. Les enquêteurs ont découvert à l’intérieur un système de camouflage avancé. La résine de cannabis était dissimulée dans un compartiment spécial dans le coffre, ouvert uniquement par un dispositif électromagnétique. « Il fallait placer un aimant et appuyer simultanément sur un bouton spécifique », explique un enquêteur au cœur de l’affaire.
« Des experts en la matière… »
Dans un premier temps, la police a intercepté la voiture « porteuse », tandis que l’ouvreuse était immédiatement informée de l’intervention policière. « Elle était au courant en temps réel de notre opération, mais nous avons réussi à la rattraper », indique une source impliquée dans l’enquête.
Les individus arrêtés, deux hommes dans la trentaine, étaient déjà bien connus des unités spécialisées. « Ce ne sont pas des novices. Ils sont expérimentés dans le domaine du trafic de stupéfiants et ont été impliqués dans d’autres affaires, dont un vol à main armée », révèle une source policière.
Les deux hommes ont été placés en garde à vue mais ont choisi de ne pas faire de déclarations. L’un d’eux a même tenté de retarder les interrogatoires en demandant à être hospitalisé. « Il a essayé de gagner du temps », ajoute la source.
Après leur garde à vue, ils ont été déférés devant un juge d’instruction samedi après-midi pour être mis en examen pour importation et trafic de stupéfiants en bande organisée. Ils ont été incarcérés immédiatement après.

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