Dans le Tarn, depuis plus de dix ans, trois femmes ont été tragiquement touchées par des disparitions mystérieuses. Laurence Mangué, Amandine Estrabaud et Delphine Jubillar sont devenues les emblèmes d’un mystère toujours non résolu, qui suscite de vives inquiétudes et un sentiment d’incomplétude. Ces femmes se sont volatilisées sans laisser la moindre trace, et leurs familles ainsi que les autorités continuent de chercher des explications.
En février 2017 à Navès, Laurence Mangué, âgée de 54 ans, disparaît de son logement à Saïx, laissant derrière elle ni papiers, ni téléphone, ni carte bancaire. Son véhicule est retrouvé près de la rivière Thoré, dans la zone de Fongledou, et depuis lors, aucune nouvelle.
La sœur de Laurence, Fabienne Thuries, trouve des similitudes entre la disparition de sa sœur et celle de Delphine Jubillar, survenue trois ans après. « Cette affaire, nous la suivons de près… Cela nous touche directement », disait-elle, en faisant remarquer la différence de ressources mises en œuvre pour retrouver Delphine, par rapport à celles mobilisées pour Laurence. Elle a même rencontré les proches de Delphine en quête de soutien mutuel.
Une zone hantée par l’absence et les interrogations
Depuis la nuit du 15 au 16 décembre 2020, l’ombre de Delphine Jubillar plane sur la région. Cette infirmière de 33 ans et mère de deux enfants disparaît mystérieusement. Malgré d’importantes recherches et des opérations de recherche très médiatisées, ni son corps ni une scène de crime n’ont été identifiés. Son époux, Cédric Jubillar, est cependant accusé de « meurtre sur conjoint » et sera jugé en septembre prochain, en dépit de l’absence de confession ou de preuves matérielles concrètes. Son procès est très attendu et son dénouement reste incertain.
Quant à Amandine Estrabaud, disparue le 18 juin 2013, son mystère demeure le plus ancien. Cette jeune femme de 30 ans ne rentrera jamais chez elle après avoir fait du stop à Roquecourbe suite à une journée de travail. Son corps n’a jamais été retrouvé. L’enquête a identifié un coupable, Guerric Jehanno, un habitant du village, condamné à trois reprises en assises, bien qu’il ait toujours nié les faits. Il écope de trente ans de prison pour des crimes qu’il rejette.
Trois cas, trois visages effacés par le silence des nuits du Tarn. Aucun aveu, peu de preuves tangibles, et cette question persistante : que leur est-il vraiment arrivé ? Bien qu’un des cas semble se diriger vers une conclusion judiciaire, les deux autres continuent de troubler la communauté.
Ces affaires non élucidées mettent en lumière les disparitions non résolues, plongeant le Tarn dans une atmosphère d’incompréhension. Un triangle d’incertitudes semble relier Navès, Roquecourbe et Cagnac-les-Mines, une région marquée par l’absence et le mystère, où la vérité semble constamment se dérober.

Je m’appelle Marie et je suis une rédactrice passionnée faisant partie de l’équipe de Guineetime. Avec mon expertise dans les actualités people, je suis là pour vous faire vivre les dernières rumeurs et potins croustillants.
