Mort d’un bébé tué à la soude caustique dans une crèche : l’employée condamnée à 25 ans de réclusion, le meurtre non retenu

Drame en Crèche: 25 Ans de Prison pour l’Employée, Homicide Non Retenu

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Condamnée à 25 ans de détention, une ex-employée de crèche a été jugée à Lyon pour avoir administré un produit corrosif de type Destop à un nourrisson qui pleurait, sans intention de le tuer. L’accusation avait initialement demandé 30 ans.

Réactions des parents de Lisa face au jugement

Les jurés ont conclu à des actes de torture ou de barbarie, rejetant la qualification de meurtre demandée par l’accusation, ce qui impliquerait une préméditation de tuer. Cette décision est une source de confusion et de douleur accrue pour les parents de l’enfant, selon leur avocate Me Catherine Bourgade. Ils se sentent comme s’ils perdaient leur fille une seconde fois. L’avocate a exprimé son indignation en questionnant la possibilité qu’une personne puisse commettre un tel acte sans l’intention de tuer, et espère que l’affaire sera portée en appel.

Les avocats de Myriam Jaouen, l’accusée, se sont également dit surpris par le verdict. Cependant, ils ont reconnu que les termes de torture et de barbarie correspondaient aux faits. Ils ont noté que la sentence de 25 ans, bien que moins sévère que les 30 ans requis, tenait compte de la personnalité de l’accusée, d’après Mes Julia Coppard et Maylis Leduc.

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Contrainte exercée sur la victime

Myriam Jaouen avait admis dès sa garde à vue avoir administré le liquide caustique à la jeune Lisa, âgée de 11 mois, tout en niant toute intention de meurtre. Elle a maintenu cette ligne de défense tout au long du procès, malgré des aveux ultérieurs sur la manière dont les faits se sont déroulés. Après plusieurs versions des faits, elle a reconnu avoir forcé la tête de l’enfant pour lui faire ingérer le produit, ne pouvant plus supporter ses pleurs.

Une professionnelle submergée par sa tâche

Le procès a mis en exergue le profil psychologique fragile et inadapté de l’accusée à son emploi. « Pourquoi a-t-elle agi ainsi ? », s’est interrogé le magistrat lors de son réquisitoire, soulignant l’absence de motifs rationnels pour un tel acte. Me Leduc a parlé de « violence pulsionnelle », soulignant que cela n’atténuait pas la gravité de l’acte. Me Coppard a mentionné un « moment de rupture » chez une jeune femme qui ne possédait pas les compétences nécessaires pour exercer ce métier.

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Durant les débats, il a été révélé que l’accusée, partiellement sourde, vivait toujours chez ses parents après une scolarité chaotique et des expériences épisodiques dans la petite enfance. Ses derniers mots avant que la cour ne se retire pour délibérer furent : « Je regrette tellement ».

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