H&M / Business of fashion
Le mannequin Mathilda Gvarliani et son « jumeau numérique ».

MODE – Un avenir incertain. Le géant suédois de l’habillement H&M s’apprête à franchir un cap inédit, qui pourrait bouleverser l’industrie de la mode. L’enseigne de prêt-à-porter travaille à la création de clones numériques de ses mannequins phares, a-t-elle indiqué dans une interview publiée au site spécialisé Business of Fashion, ce mercredi 26 mars.

D’ici la fin de l’année, H&M prévoit de signer un accord avec une trentaine de modèles afin de générer des répliques virtuelles grâce à l’intelligence artificielle. Objectif affiché : limiter les déplacements et les shootings jugés inutiles, tout en produisant des campagnes publicitaires sur mesure à grande échelle. Une démarche qui, selon l’entreprise, vise autant à optimiser ses coûts qu’à offrir plus de flexibilité aux mannequins concernés.

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Interrogée par Business of Fashion, Louise Lundquist, responsable du développement commercial chez H&M, assure que chaque mannequin conservera la propriété de son double numérique et percevra une rémunération en cas d’utilisation. Les images, quant à elles, porteront une mention explicite signalant leur nature artificielle.

Mais derrière cette avancée technologique, des interrogations persistent. Comment ces avatars influenceront-ils le marché du mannequinat ? Quels seront les effets sur les photographes et studios spécialisés ? Pour l’heure, la marque reconnaît ne pas encore mesurer pleinement l’impact de cette transition sur son processus créatif.

Un tournant pour l’industrie de la mode

Si H&M ne dévoile pas encore le modèle de rémunération prévu pour ses mannequins digitaux, il semble peu probable que les cachets restent comparables à ceux d’un shooting traditionnel. Par ailleurs, cette évolution s’inscrit dans une tendance plus large où l’intelligence artificielle s’invite dans de nombreux secteurs de la création et inquiète pour l’avenir des emplois.

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Dans le secteur du doublage par exemple, certains studios de cinéma et éditeurs de jeux vidéo envisagent d’entraîner une IA sur des voix humaines afin de limiter le recours aux comédiens. Aux États-Unis, la chaîne de cinémas AMC a annoncé qu’elle allait diffuser un film suédois dont le doublage en anglais a été généré par intelligence artificielle