Il n’y avait plus rien, seulement le son des moteurs qui s’éloignaient. Une équipe de cambrioleurs a opéré avec une précision d’horloger lors d’un vol nocturne dans un concessionnaire de Moissac, situé dans le Tarn-et-Garonne. En moins de dix minutes, trois voitures de luxe ont été dérobées sur le parking du concessionnaire. Un vol rapide et professionnel, laissant pour seule trace une alarme qui retentissait et un espace désormais vide.
Un vol calculé, une exécution froide et maintenant une enquête qui s’étire jusqu’aux trafiquants de drogue de la Drôme : ces vols semblent dessiner les contours d’un réseau bien organisé. La grande interrogation demeure : au profit de qui ces voleurs opèrent-ils ?
Des clés soigneusement choisies, des voitures rapidement volées
Dans la soirée du 29 au 30 mars 2025, le parking du garage situé le long de la D 813 est désert. Les clients du restaurant asiatique voisin sont partis depuis longtemps. Le garage, lui, est peu surveillé. L’alarme se déclenche, criant dans le néant. Les cambrioleurs progressent imperturbablement.
Quatre silhouettes vêtues de noir, le visage dissimulé par des cagoules, les mains gantées. Ils forcent le portail comme s’il s’agissait d’une simple porte entrebâillée. Ils se dirigent vers la salle où sont gardées les clés des véhicules de valeur.
Ils ont tout prévu. Dans le coffre à clés, ils savent précisément ce qu’ils viennent chercher : une Porsche Macan, une Audi RS Q3, et une Audi RS Q5. Chacun de ces véhicules vaut plus de 100 000 euros. En dix minutes, le vol est exécuté. Aucun bruit, aucune erreur. Les voleurs disparaissent dans l’obscurité.
Une enquête à la poursuite d’un gang organisé
Les gendarmes de la brigade de recherches de Castelsarrasin et les techniciens en identification criminelle de Montauban se succèdent sur les lieux. Les indices sont maigres : aucune trace, aucun indice concret. Ces criminels sont des professionnels. Cependant, une erreur, une empreinte négligée pourrait les trahir. Les enquêteurs inspectent minutieusement les lieux.
Ils examinent également les données téléphoniques, traquant les appareils qui ont activé les antennes proches du garage cette nuit-là. Il est peu probable qu’un cambrioleur ait laissé son téléphone allumé, mais l’espoir demeure. Ils scrutent aussi les caméras de surveillance locales et les péages de l’autoroute A62, au cas où les criminels auraient emprunté cette voie lors de leur fuite.
D’autres vols, un même modus operandi
Un lien se dessine rapidement. La veille, même scénario à Colomiers, près de Toulouse. Même méthode, même précision. Là aussi, des véhicules de luxe ont disparu : deux Porsche 911 et une BMW M8, pour une valeur totale de 500 000 euros.
Et ce n’est que le début. À Verdun-sur-Garonne, la nuit suivante, un autre vol attire l’attention. Un fourgon blindé tiré par un 4×4 BMW série X2, rempli de lingots d’or et d’œuvres d’art d’une valeur de plus de 3,5 millions d’euros. La section de recherches de Toulouse prend l’affaire en main, bien qu’aucun lien direct n’ait encore été établi entre ces différents cas.
Dans le département de la Drôme, l’enquête est également suivie avec attention. Là, les gendarmes de la section de recherches ont mis en place une unité spéciale. Derrière cette équipe aguerrie se cacherait une organisation criminelle bien plus vaste, possiblement liée à des trafiquants de drogue basés à Valence. Ces voleurs ne travailleraient pas pour leur propre compte, mais pour des commanditaires influents.
Un vol qui résonne d’échos de poudre et d’argent.

Je m’appelle Marie et je suis une rédactrice passionnée faisant partie de l’équipe de Guineetime. Avec mon expertise dans les actualités people, je suis là pour vous faire vivre les dernières rumeurs et potins croustillants.
