Nathan*, un homme dans la trentaine, exprime clairement son désarroi en se retrouvant une fois de plus devant les juges du tribunal de Foix en Ariège, ce mardi 8 juillet. Il jette des regards lourds vers sa compagne, qui est assise seule dans les bancs de la salle d’audience.
La présidente du tribunal ne tarde pas à le rappeler à l’ordre, lui faisant face à quatre accusations graves. Entre le premier août et le 30 septembre 2024, à Saverdun, il est accusé d’avoir poussé son neveu de 16 ans à commettre un vol avec violence et de consommer de la cocaïne. De plus, il aurait infligé des violences avec une arme blanche en état de récidive et détenu illégalement des armes qu’il aurait volées.
Après avoir passé plus d’un mois chez son oncle, l’adolescent, accablé, aurait fini par appeler sa mère en pleurs. Cependant, c’est un signalement fait à un procureur de la République en octobre 2024, détaillant les conditions de vie précaires des enfants de Nathan, qui a déclenché une enquête. Le rapport mentionne que Nathan s’adonnait au trafic de drogues et en consommait quotidiennement en présence de ses enfants et de son neveu.
« Il voulait essayer »
Lors de son témoignage, le mineur déclare que son oncle et un associé se livraient régulièrement au trafic de stupéfiants. Nathan l’aurait un jour encouragé à essayer la drogue. Une autre fois, il aurait été menacé par son oncle avec une arme pour une somme d’argent disparue, précisément 70 euros, en lien avec le trafic de drogue.
Le jeune homme ne s’est pas arrêté là, révélant également qu’il avait été contraint par son oncle de cambrioler la maison d’une ancienne cliente de Nathan. Lors de ce cambriolage, deux armes, une valise de mécanicien et une caisse à outils ont été volées, ce que les enquêteurs ont confirmé par la suite.
Dans le box des accusés, Nathan manifeste clairement son agitation, admettant seulement avoir consommé des stupéfiants avec son neveu. « Il voulait essayer », se défend-il. Pour le reste, il nie toute implication, malgré un casier judiciaire bien rempli de 24 mentions incluant des délits de fuite, consommation de drogues, violences conjugales, violences aggravées, fausses déclarations et vols en bande organisée. « Alors, quand va-t-on arrêter d’ajouter à ce casier ? » questionne la présidente après avoir énuméré les infractions.
Cependant, l’homme tatoué reste silencieux face à ces questions, incapable de fournir une explication pour son addiction à la cocaïne, qu’il prétend ne plus toucher depuis sa libération conditionnelle le 14 février 2025.
Sa liberté fut de courte durée puisqu’il est reconnu coupable des quatre accusations et condamné à 12 mois de prison ferme. Résigné, il lance un dernier regard à sa compagne avant que la salle d’audience ne se vide entièrement.

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