"Un dossier qui froid dans le dos" : Sous l’emprise de l’alcool, il terrorise sa famille et affirme ne se souvenir de rien

Terreur familiale: Ivre, il sème la panique chez lui et ne se souvient de rien !

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Il affirme n’avoir aucun souvenir, mais la nuit du 27 avril 2025 restera gravée dans la mémoire de sa famille. Aux alentours de 3 heures du matin, la gendarmerie fait irruption dans un domicile à Saint-Germain-du-Bel-Air. À leur arrivée, ils découvrent un homme en état d’ivresse vociférant contre sa compagne et l’insultant de « pute » et de « salope », sous le soupçon d’une infidélité. Plus tôt durant la soirée, il avait agressé la femme avec des coups de pieds, de poings et des gifles. Il avait également affûté un couteau en menaçant de « couper des gorges », le tout sous les yeux de leurs trois enfants.

Leur fille de 13 ans a essayé de défendre sa mère mais a elle-même été maltraitée. L’homme avait consommé plusieurs verres de pastis ce soir-là. « Je n’arrive pas à comprendre ce qui s’est passé, je me dis que c’est impossible que j’ai fait ça à ma propre famille, je ne bois normalement pas », confie-t-il devant le tribunal. Il décrit sa mémoire de la soirée comme « floue », se rappelant seulement de « brefs moments ». Il admet ne pas être un père exemplaire, mais insiste sur l’amour qu’il porte à ses enfants. Durant son interrogatoire, il admet sa jalousie et ses commentaires fréquents sur les tenues de sa compagne. « Les enfants témoignent de disputes fréquentes avec des cris », rétorque la présidente. « Nous traversions une période difficile, avec nos propres problèmes ».

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Une partenaire « sous influence »?

« Vos enfants sont terrifiés juste par une dispute ? Il existe un certificat médical attestant des ecchymoses et des douleurs thoraciques », poursuit la juge. Le prévenu persiste à nier et déclare ne se souvenir de rien. « Comment pouvez-vous vous rappeler de ses actions et des morsures mais pas des vôtres ? Comment justifiez-vous cette mémoire sélective ? », insiste la présidente. Il reste sans réponse.

La victime assiste également à l’audience, mais minimise les événements : « Je lui en veux pour cette soirée, mais en dix ans de vie commune, rien de tel ne s’était produit, notre vie est habituellement simple et sans accrocs ». Les juges s’inquiètent des impacts sur les enfants : « Ils étaient angoissés, tristes, mais par la suite tout s’est amélioré, les choses vont mieux maintenant ». Un assesseur évoque le concept « d’influence », ce qui irrite le prévenu. « Je ne me considère pas comme une victime de cela », répond-elle simplement. « Je n’ai aucune emprise sur elle, ce n’est pas mon genre », affirme l’homme. Elle décide de se constituer partie civile, réclamant une somme modique pour chaque enfant, idée que son ex-compagnon avait insinuée devant le tribunal.

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« Un dossier glaçant »

« Ce dossier est glaçant, c’est éprouvant de voir de telles situations, avec une personne ayant si peu de souvenirs », déclare le procureur. « Bien que monsieur ne soit pas en état de récidive légale, il a déjà été condamné pour des violences. Le temps n’a visiblement pas joué en sa faveur ici », ajoute-t-il.

Le procureur requiert huit mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans, une interdiction de contact avec la mère, d’accès au domicile familial et un stage sur la prévention et la lutte contre les violences conjugales, ainsi qu’une interdiction de porter une arme pour trois ans. Les juges ont suivi ces recommandations, renforçant la peine à douze mois de prison avec un sursis probatoire de six mois sur une période de deux ans.

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