Les résidents qui possèdent des maisons dans les zones susceptibles d’être touchées par les feux de forêt doivent se conformer à l’obligation légale de débroussaillement (OLD) pour réduire les risques de propagation du feu et aider les efforts des services d’urgence.
Le débroussaillement implique de créer des interruptions dans la végétation et de diminuer la densité des plantes sur une distance minimale de 50 mètres autour des habitations.
« Il ne s’agit pas d’une élimination totale ni d’un défrichage. L’opération consiste à éliminer les herbes hautes, les broussailles et les arbustes, et, selon les règlements de votre région, à espacer les arbres pour éviter qu’ils ne se touchent », explique le site Georisques du gouvernement, qui note que 90 % des domiciles détruits par les incendies de forêt se trouvent sur des terrains qui n’ont pas été ou ont été insuffisamment débroussaillés.
Des sanctions pénales en cas de non-conformité à l’OLD
Le débroussaillement est mandaté dans les régions particulièrement vulnérables aux incendies. Les bâtiments situés à l’intérieur ou à moins de 200 mètres de forêts, landes, maquis ou garrigues classifiés comme zones à risque sont soumis à cette obligation.
À partir du 1er janvier 2025, les propriétaires de propriétés dans ces zones devront aussi informer les futurs acheteurs et locataires des obligations de débroussaillement.
Le propriétaire est également responsable de maintenir le débroussaillement autour de son bâtiment. Un locataire peut réaliser cette tâche si cela est stipulé dans le contrat de location, mais la responsabilité pénale incombe toujours au propriétaire, souligne l’Office national des forêts.
En cas de non-respect de l’OLD, le propriétaire risque une amende pouvant atteindre 1 500 euros, ou une pénalité de 50 euros par mètre carré non débroussaillé.
Un devoir onéreux
L’application de l’OLD peut s’avérer compliquée. Malika, dont la mère, âgée de 72 ans, est confrontée à cette obligation, a partagé ses difficultés lors d’une interview avec France 3 Nouvelle-Aquitaine.
“Ma mère est âgée, malade et fragile et ne peut pas s’en charger seule. Je n’ai pas demandé de devis, mais étant donné que la taille d’une petite haie coûte déjà en moyenne 600 euros, il semble impossible d’embaucher quelqu’un, d’autant plus que cela doit être fait chaque année”, explique-t-elle.
Le débroussaillement peut aussi être source de conflits entre voisins, car l’obligation s’étend sur un rayon de 50 mètres autour de la propriété, même si cela inclut une partie du terrain du voisin.

Je m’appelle Marie et je suis une rédactrice passionnée faisant partie de l’équipe de Guineetime. Avec mon expertise dans les actualités people, je suis là pour vous faire vivre les dernières rumeurs et potins croustillants.
