Une investigation a été lancée pour « incitation à la haine religieuse » suite à la trouvaille de stickers anti-musulmans mercredi dernier dans le centre-ville et sur le campus de l’université d’Orléans, a été rapporté jeudi par le parquet local.
La procureure de la République à Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, a indiqué à l’AFP que « nous avons débuté une enquête sur des faits de provocation à la haine religieuse ». Les recherches sont menées par la police judiciaire d’Orléans.
Des stickers, qui ont été largement diffusés sur les réseaux sociaux, ont été repérés dans le centre-ville d’Orléans. Un de ces autocollants proclamant « zone interdite aux musulmans » a été découvert et retiré tôt jeudi matin, selon un reporter de l’AFP.
Connexion à un site de vêtements à connotation extrémiste
Un des stickers comportait un lien vers un site web, désormais inaccessible, qui redirigeait vers une boutique en ligne vendant des vêtements associés à des mouvements « nationalistes et skinhead », d’après des informations de France 3 Centre-Val de Loire. Des messages sur Telegram suggèrent que les stickers auraient été posés au début du mois de mai.
Jeudi, l’université d’Orléans a publié un communiqué où elle « condamne avec vigueur les affichages islamophobes découverts sur son campus et réitère son engagement contre toutes formes de discrimination ». D’autres autocollants similaires ont été trouvés sur le site, certains arborant des symboles de l’extrême droite.
Les autorités universitaires ont signalé avoir trouvé mercredi « des autocollants de nature islamophobe sur le campus d’Orléans-La Source », précisant que « de tels actes de propagande haineuse ne sont pas acceptables ». L’université a immédiatement enlevé ces affichages et a déposé une plainte. Elle a également mentionné qu’elle « convoquera sa commission disciplinaire si un membre de la communauté est trouvé responsable ».
Dépôt de plainte imminent
La préfecture de Loiret a informé avoir contacté « la procureure de la République en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale », et a exprimé une « condamnation ferme de la diffusion de messages incitant à la haine, à la violence ou à la discrimination contre la communauté musulmane » dans une déclaration sur X.
La mairie a déclaré à l’AFP « qu’une procédure avec constat d’huissier serait systématiquement mise en place à chaque découverte d’un autocollant et qu’une plainte contre X serait déposée ». Plusieurs personnalités politiques ont également réagi, comme le député LFI Thomas Portes : « C’est à cela que mènent les discours islamophobes du ministre de l’Intérieur et ses alliés d’extrême droite, constamment relayés sur les médias », a-t-il posté sur X.

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