Edito : avec ça, le RPG et l’UFDG se jouent des électeurs !

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Le parti au pouvoir et le principal parti de l’opposition ont vraiment de l’imagination même du génie pour violer la loi électorale. Leur dernière trouvaille a consisté à mettre de côté, les suffrages des électeurs au profit d’un consensus qu’on dit accord politique bâti sur du partage du gâteau électoral.

Selon le code électoral en vigueur, une fois les contentieux vidés par les tribunaux de première instance, il n’y a plus de recours possible.

Et lorsque la commission électorale nationale indépendante (CENI) a fini de proclamer les résultats définitifs, il n’y a non plus aucune possibilité d’y revenir. Et justement c’est le contraire qui gient d’etre fait. Et par qui, par ceux-là mêmes, le Rpg et l’Ufdg, qui ont activement contribué â faire voter ce code électoral.

Face aux problèmes qui ont été relevé en termes d’insuffisances techniques et organisationnelles, les deux bords politiques – RPG & UFDG- auraient fait une chose : soit organiser de nouvelles élections dans les circonscriptions électorales litigieuses ou laisser intacts, les résultats definitifs tels que proclamés par la CENI, pour rester légalistes et continuer parallèlement à améliorer le fichier électoral, performer l’organisation dans tous ses compartiments techniques.

Dans le schéma actuel, certains maires urbains et ruraux seront désignés au lieu d’être élus. Alors que les électeurs de la commune de Dubreka auraient par exemple la volonté d’élire un maire UFDG au lieu d’un maire RPG. De même, ceux de la commune de Kindia auraient pu élire un maire RPG à la place de celui de l’UFDG. Mais non, ces responsables locaux seront finalement désignés selon la volonté des deux partis dominants : UFDG et RPG.

Seulement, à cette allure, la deuxième force politique du pays, l’UFDG de Cellou Dalein Diallo est comme devenue la complice la plus fidèle du parti présidentiel, pour violer la loi lorsque cela les arrange. Pire tout ça avec la bénédiction du président de la République, garant pourtant de la constitution et de toutes les lois de la République. Et qui en plus, revendique à toutes les occasions, 40 ans de combat pour la démocratie.

C’est tout simplement dommage pour eux. Surtout pour un parti- UFDG- qui se défini comme l’alternative à la prochaine élection présidentielle. Avec une telle réputation sulfureuse, Cellou Dalein Diallo risque une nouvelle fois, un cauchemar à l’élection présidentielle de 2020.

Ismael Camara

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