Interdiction sachets d’eau ! GuinéeTime l’avait réclamé !

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Credit photo : Environnement Senegal
Credit photo : Environnement Senegal

Guinée-Conakry : Dans un article mis en ligne le 6 janvier 2016, intitulé « Edito : La Guinée doit interdire la production des sachets plastiques », votre quotidien GuinéeTime relevait que « L’un des énormes défis du gouvernement Mamady Youla, sur le plan environnemental, peut consister en la lutte contre la fabrication des sachets plastiques de tous ordres ».

 

Avec l’annonce de l’interdiction de la  vente de ces sachets plastiques, le nouveau Gouverneur de la Ville de Conakry, Mathurin Bangoura, vient de répondre aux préoccupations de beaucoup de nos compatriotes. Inquiet de la situation, en janvier 2016, GuinéeTime avait publié cet article dont voici. Rediffusion.

 

Guinée-Conakry : L’un des énormes défis du gouvernement Mamady Youla, sur le plan environnemental, peut consister en la lutte contre la fabrication des sachets plastiques de tous ordres dont les conséquences sont plus que visibles tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays.

Au moment où beaucoup de  capitales africaines font la guerre aux déchets plastiques, le débat est loin d’être de mise en Guinée ! Autorités, ong, mèdecins, médias…semblent négliger un danger permanent pour l’environnement, l’habitat et les citoyens.

C’est un secret de polichinelle ! Conakry est une vaste zone de production de déchets plastiques…En l’absence d’une étude sur le phénomène, l’on pourrait estimer à plusieurs milliers de tonnes de sachets d’eau, d’emballages plastiques de toutes sortes, bref de déchets plastiques qui polluent la capitale guinéenne.

Une dizaine de sociétés de production d’eau minérale a pignon sur rue à Conakry. Pire, chaque ville du pays connait désormais son « sachet d’eau ». Aussi, les boutiques, magasins, supermarchés et autres, utilisent aussi d’autres emballages plastiques, qui sont mis à la disposition des clients.

Les déchets plastiques ne gênent personne en Guinée ! Pourtant, ils ne sont pas biodégradables parmi les tonnes d’ordures ménagères qui essoufflent Conakry. Ils ne sont pas d’ailleurs conseillés par le corps médical. Les médecins, à cause de leurs effets nocifs, les déconseillent.

«Les sachets sont fabriqués avec les dérivés du pétrole : les polyéthylènes et les polypropylènes. Pour obtenir la couleur du sachet, on y ajoute des métaux lourds comme le soufre et le plomb. La combustion du sac plastique dégage par conséquent de la dioxine (un produit très toxique)», explique Dr Gildas Agodokpessi, pneumologue-tabacologue cité par l’AIPS.

«Or», poursuit Dr Agodokpessi, «la dioxine intervient au niveau des gênes des individus exposés… et tue les cellules au cours de la production des gamètes. Ce qui entraîne la stérilité».

En Afrique, ne parlons d’ailleurs pas de l’Occident, les Autorités enclenchent une véritable lutte contre les déchets plastiques. A Nouakchott, Ouagadougou, Cotonou,Yaoundé..et tout dernièrement à Abidjan.

Le gouvernement ivoirien a pris, en mai 2013, un décret portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation des déchets plastiques en Côte d’Ivoire et qui est entré en vigueur depuis le 08 novembre 2014.

Depuis, dans la ville d’Abidjan, même si le sachet plastique n’a pas disparu à 100 pour cent, il convient de noter qu’il devient de plus en plus rare. Dans de grands hypermarchés comme Sococé par exemple, le client est poussé à acheter un gros sac biodégradable, plus solide pour ranger ses provisions

De par le monde, des initiatives, de la technologie existent pour transformer ces déchets plastiques en d’autres matériaux comme des tables bancs pour les écoles, des pontons, des barrières, des passerelles, etc…La Guinée peut aussi mettre à l’école du recyclage. Une simple question de volonté…politique!

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